Le Ch'ti Bonheur

« Je voulais vivre intensément et sucer toute la moelle de la vie ! Mettre en déroute tout ce qui n'était pas la vie, pour ne pas m'apercevoir, à l'heure de ma mort, que je n'avais pas vécu. » (H.D.Thoreau)

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Lui saisissant la main, Jésus le releva - Marc 9, 14-29

C'est l'histoire d'un père, confronté à la souffrance de son enfant. Un père désemparé, déchiré de voir la chair de sa chair déshumanisée de la sorte. Cet enfant est cloué au sol, muet et sourd, coupé du monde. Et cet "esprit mauvais" qui l'habite veut sa mort et sa destruction.

ArbresEt Jésus passe dans sa vie. Alors l'homme lance un cri timide de foi : "si tu peux faire quelque chose". Mais Jésus ne peut rien faire sans l'homme, sans son adhésion, car il respecte sa liberté.

Alors Jésus le provoque, le pousse dans ses retranchement, vient déterrer au fond du cœur de cet homme, l'espérance et la foi, érodées par le temps et les nombreux échecs, certainement, pour aider son fils.

Cet homme demande la guérison de son fils, mais aussi la guérison de son propre cœur qui ne sait plus croire, ni espérer. Il n'en faut pas plus pour Jésus, cet aveu de mal croyance est aussi un acte d'abandon à la grâce.

Jésus ordonne, et l'esprit mauvais est chassé. Le fils est à terre, comme mort. Et Jésus, lui saisissant la main, le releva, et il se mit debout. Image prophétique de la résurrection.

Peut-être avons-nous, dans nos vies, des choses, des "esprits mauvais", en nous, qui nous clouent au sol, qui nous emmènent à la mort, au désespoir de soi et des autres, au manque de foi en l'Homme et en Dieu.

Peut-être avons-nous besoin de demander au Christ de venir au secours de notre incroyance, de nous apprendre à oser demander l'impossible, de nous apprendre à oser le peu de foi que nous avons dans un geste d'abandon à son amour.

Peut-être avons-nous dans nos vies, de ces moments où le Christ nous a saisi la main et nous a relevés, remis débout. Et Jésus nous apprend que seule la prière, l'orientation totale de sa vie vers Dieu peut sauver l'homme.

En cette journée, je vous propose de faire mémoire de ces moments-là, et de rendre grâce, d'aller y puiser la confiance et l'espérance que rien, pas même la mort, ne peut nous séparer ni de l'amour de Dieu, ni de nos frères.

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