Le Ch'ti Bonheur

« Je voulais vivre intensément et sucer toute la moelle de la vie ! Mettre en déroute tout ce qui n'était pas la vie, pour ne pas m'apercevoir, à l'heure de ma mort, que je n'avais pas vécu. » (H.D.Thoreau)

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Dieu nous sauve-t-il par la souffrance ? - Colossiens 1, 24-29 ; 2, 1-3 - Luc 6, 6-11

SouffranceLes textes de ce jour nous parlent de souffrance, de guérison, de justesse et de justice et nous proposent un beau parcours de foi.

Tout d’abord Paul, persécuteur de l’Eglise, puis ministre de cette Eglise à son tour persécuté, prisonnier puis martyr. Paul a beaucoup écrit sur la souffrance.

La souffrance est toujours injuste tout simplement parce que ce n’est pas la vocation de l’homme de souffrir. Et que ce soit la souffrance physique, les blessures et les handicaps du corps, la souffrance psychologique, la dépression et la tristesse, la souffrance morale, l’oppression, la pauvreté et la privation de liberté, il n’y a jamais de petite souffrance pour celui qui la vit.

Parfois, de l’extérieur, nous serions peut être tentés d’évaluer un peu trop vite la « validité » du ressenti de l’autre, et peut être à la baisse, en estimant que les raisons pour lesquels il souffre sont injustifiées. Mais il n’y a pas de petite souffrance, et nous devrions montrer un infini respect lorsqu’un frère, une sœur, est touché au cœur, dans son intégrité physique, affective, psychologique ou morale, même lorsque nous ne comprenons pas et que ce qui fait souffrir l’autre n’aurait pas du tout le même impact sur nous.

Comment traverser la souffrance avec dignité ?

Paul oriente son être intérieur au cœur de cette souffrance et se tourne totalement vers le Christ. La souffrance n’est pas la raison de sa sainteté, mais le lieu où, en s’en remettant totalement au Christ, Dieu s’empare de son être. Je crois qu’il faut méditer sur ce visage de Paul, à l’image de celui du Christ, qui, tous deux, au cœur de la souffrance s’en remettent totalement à Dieu.

N’idolâtrons pas la souffrance, ce n’est pas elle qui sauve, mais bel et bien l’amour de Dieu.

Si nous nous tournons totalement vers Dieu, mais est-ce vraiment possible sans son aide, alors nous pourrons dire comme le Psalmiste, « En Dieu, je trouve mon repos, il est mon rocher mon salut » et rien ne pourra m’ébranler ! Paul oriente totalement son être vers le Christ et trouve sa paix en Lui, car pour lui, tout ce qu’il y a à connaître de Dieu a été dit en Jésus-Christ.

Alors posons-nous la question : que nous dit le Christ de la souffrance ? En fait, il n’en dit pas grand-chose dans les évangiles, il ne s’essaie pas à lui donner un sens, il la redoute même.

Peut-être tout simplement parce que la souffrance de l’homme, aux yeux de Dieu, est un non-sens par nature, lui qui nous veut pleinement vivants ! Alors il la combat, et pose des signes visibles concrets, que l’amour de Dieu est plus fort que la souffrance, plus fort que la mort, que la dignité et la vie de l’homme sont plus important que tout aux yeux de Dieu.

Même nos conventions sociales, même nos liturgies, même nos hiérarchies, rien de tout cela n’est prioritaire en regard de la compassion à laquelle Dieu nous provoque, face à l’homme qui souffre. Face aux juifs, il rappelle les priorités : faire le bien de l’homme est plus important qu’une certaine conception rigoriste et piétiste du sabbat !

Et nous, dans nos schémas de vie et de foi parfois un peu trop bien ordonnés et rangés, serions-nous prêts à nous laisser déranger, bousculer, même à abandonner pour aider Dieu à travailler à la dignité de l’homme ?

Je ne suis pas Assomptionniste, mais je connais la famille de l’Assomption depuis de nombreuses années. N’est-ce pas ce qu’il y a au cœur de votre devise « que ton règne vienne » ? Quand le Père d’Alzon a eu l’audace de fonder une famille religieuse "de plus", n’était-ce pas cela aussi qui l’habitait : que le règne de Dieu, c’est travailler à la vie et à la dignité de l’homme ?

Alors soyons heureux d’être les collaborateurs du Seigneur dans un tel projet ! Seigneur, nous te rendons grâce !

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