Le Ch'ti Bonheur

« Je voulais vivre intensément et sucer toute la moelle de la vie ! Mettre en déroute tout ce qui n'était pas la vie, pour ne pas m'apercevoir, à l'heure de ma mort, que je n'avais pas vécu. » (H.D.Thoreau)

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Mais il y a d'autres soirs...

Il y a des soirs dans la vie,
Où la nuit tombe à l'intérieur de nous,
Tandis qu'elle obscurcit le jour qui illuminait le monde...[1]

ChristMais il y a d'autres soirs où,
Dans la gratuité de la rencontre,
Le sourire d'un ami illuminera
Notre maison et notre cœur !

Il a des soirs dans la vie,
Où vous n'aurez envie de rien,
Où la solitude aura le goût amer de l'isolement.

Mais il y a d'autres soirs où,
Dans la simplicité d'une parole,
Complicité et confiance
Donneront à la vie la saveur d'une joie paisible !

Il y a des soirs dans la vie,
Où même la musique ne nous touchera pas,
Où nos oreilles et notre cœur resteront sourds.

Mais il y a d'autres soirs où,
Avec malice et facétie,
Les rires qui se mêlent
Habilleront l'âme d'un concert vivifiant !

Il y a des soirs dans la vie,
Où aucun chemin de vie ne semble s'offrir à nous
Où la douleur est notre pain et les larmes notre vin.

Mais il y a d'autres soirs où,
Chemin faisant avec nos frères,
Nous nous révèlerons les uns aux autres nos richesses insoupçonnées,
Fraternité et Amour nous rassasieront, Bienveillance et Tendresse nous désaltéreront !

Il y a des soirs dans la vie,
Où l'on se dit que nos yeux ne reverrons jamais plus le jour,
Où nos ténèbres intérieures et le désespoir de nous-mêmes auront raison de notre souffle.

Mais il y a d'autres soirs où,
Dans le silence de la brise, affûtant nos regards,
Nous marcherons côte à côte, synchronisant nos pas,
Trébuchant, sautillant, respirant du même souffle !

Car il y a des crépuscules qui annoncent l'aurore, d'un bruit léger de fin silence.
Et il n'est pas d’obscurité pour qui garde au cœur l'espérance, la foi et la charité.
Confiés les uns aux autres, les premières lueurs du troisième jour s'offrent à nous.

Dans cette marche obstinée, exigeant de se désencombrer de soi pour avancer léger,
Les distances se mesurent à l'aune de nos tendresses et de nos amours.
Car il y a des crépuscules qui annoncent l'aurore. Mais pour la voir, il faut la désirer.

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