Au mois de septembre, les frères Assomptionnistes et moi-même avons commencé à dialoguer sur un éventuel temps de service comme Volontaire de Solidarité International.
Ce week-end, c'était le week-end d'orientation qui permettait à la DCC, partenaire du projet, de donner un feu vert de principe sur les candidatures des futurs coopérants.
Week-end extrêmement riche humainement et intellectuellement.

Drapeau VietnamienTout d'abord cela fait du bien de rencontrer des personnes qui ont un projet similaire.
Les échanges permettent de creuser son propre projet, de se poser de nouvelles questions,
De mettre des mots sur des choses déjà pressenties intérieurement ou non, de mettre de l'ordre dans ses propres priorités.

Ensuite, entendre le témoignage de personnes qui ont déjà vécu cette expérience ou qui ont déjà muri une réflexion sur le développement solidaire.
Et là aussi, ces temps sont très riches, car ils viennent mettre à mal toutes les projections et l'imaginaire qu'on peut avoir sur un tel projet.
Des interventions simples, très subtiles qui ont permis de faire tomber quelques préjugés, et d'avoir un regard un peu plus juste sur le volontariat.

Il se peut donc, si mon affectation est confirmée, que je parte deux ans à Saigon, au Vietnam, à partir de janvier.
Ma mission serait d'enseigner le Français à des jeunes qui se préparent à des études en France, pour devenir religieux(ses) ou non.
Un deuxième aspect de ce projet serait de suivre la construction d'une école/noviciat.
Évidemment, ce contenu est susceptible de bouger encore, et la DCC doit confirmer cette affectation dans les jours qui viennent.

Je suis donc entrain d'apprendre le Vietnamien, et d'organiser mon départ vers d'autres cieux.
Ce projet me réjouit profondément, de pouvoir consacrer du temps pour être utile, solidaire, sur un projet qui vise la croissance de l'humain.
Pouvoir expérimenter un vivre ensemble dans la durée, apprendre à connaitre une autre culture.
Et poser dans ma vie le signe qu'on peut être fécond et réussir son existence autrement qu'en cautionnant une culture du profit et de la convoitise.

Je ne sais pas ce que seront ces mois.
De belles choses se vivront certainement.
Des moments difficiles aussi à n'en pas douter.
Mais j'ai confiance, et je me réjouis.