Le Ch'ti Bonheur

« Je voulais vivre intensément et sucer toute la moelle de la vie ! Mettre en déroute tout ce qui n'était pas la vie, pour ne pas m'apercevoir, à l'heure de ma mort, que je n'avais pas vécu. » (H.D.Thoreau)

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Où va le monde ?

Pas beaucoup d'idée d'article cette semaine. Un peu la flemme aussi, j'avoue...
Alors, je vous partage tout simplement ce que j'ai en tête aujourd'hui.

Cela nous arrive certainement à tous :
Un de ces moment privilégiés, où votre existence et ce qui vous entoure, les questions et les enjeux de la vie vous apparaissent avec une clairvoyance accrue...
Cet état de lucidité, et ce recul, certainement dus au passage d'un seuil de maturité, me plongent toujours dans un état à la fois mélangé d'enthousiasme paisible et de perplexité profonde.

La quête du bonheur Vers toi, je crie !

Quand je regarde autour de moi, je vois en tout premier lieu mes amis. Et je me rends compte que nous avons tous un point commun :

Tous, nous cherchons plus de bonheur.
Certains semblent le construire paisiblement. D'autres semblent se débattre avec la vie.
Finalement, pour chacun, certainement un mélange des deux, par phases, en fonction des tempéraments et des événements de la vie.

Ce qui me frappe, c'est que pour la plupart, nous avons nos familles, des amis, un(e) conjoint(e), une situation confortable, des talents, des passions...
Mais, il reste toujours quelque part un désir profond et inassouvi, une insatisfaction que j'ai parfois du mal à m'expliquer, y compris pour moi-même.

La pensée unique

La deuxième chose qui me saute aux yeux, c'est à quel point les idées reçues et les conditionnements marketing influencent notre regard :

  • Les beaux physiques sont formatés et deviennent une norme écrasante pour le commun des mortels. Qui peut encore se regarder dans une glace sans inconsciemment se comparer ?
  • La possession et la consommation sont "signes extérieurs de richesse intérieure", comme dit la pub, ce qui fait passer le message inconscient que celui qui ne peut pas consommer serait indigent humainement parlant.
  • Pour être fort, il ne faut ni tomber, ni pleurer, ni être sensible, ni s'excuser. Mais qui sont les plus forts ? Ceux qui évitent toute confrontation avec la réalité et la dureté de la vie (et qui semblent toujours surfer sur les choses), ou bien ceux qui ont le courage de prendre cette même vie à bras le corps, quitte à y laisser des plumes, et se relever, encore et toujours ?
  • Pour être vrai, il faudrait être transparent, hyper-franc, tout exposer ou dire sans retenue, sans pudeur ou sans délicatesse, sans se soucier de l'impact qu'on aura sur les autres (l'exhibitionnisme médiatique de certaines stars en est un bon exemple).
  • Et peut être le pire dans tout cela : on pourrait consommer nos relations comme le reste, sans soucis du lien, sans fidélité. A partir du moment où l'on ne serait plus intéressant ou plus assez bien pour les autres, on serait recalé. Tout simplement, parce qu'on ne brille pas assez, qu'on a pas pris assez le temps de nous connaitre et de découvrir les richesses que nous portons peut-être discrètement. Quel est ce monde qui a oublié que briller n'est pas éclairer ?

Le malheur de l'humanité pour le "bonheur" de quelques uns ?

Enfin, je reste souvent ébahi par la suffisance de quelques personnes dans le monde qui ne se soucient de rien, si ce n'est de leur profit personnel.

J'ai beaucoup regardé la télévision ces temps-ci, et surtout des reportages socio-politiques, économiques ou écologiques.
Il y a vingt ans, beaucoup d'entre nous ignoraient ce que certains de nos choix à l'échelle du monde allaient impliquer de néfaste.
Aujourd'hui, la prise de conscience est plus que vive. Et certains refusent de voir ou de changer, la plupart du temps pour des questions de fric...

Au jour le jour

L'orgueil, face à tout cela, serait de vouloir sauver le monde, plutôt que d'accepter de ne changer en premier que ce qui est à notre mesure.
Tout cela me rappelle que notre vie est une marche de nomades dans le désert, et qu'il faut rendre grâce pour les oasis et espérer, encore et toujours...
Bonne route à tous !

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