Le Ch'ti Bonheur

« Je voulais vivre intensément et sucer toute la moelle de la vie ! Mettre en déroute tout ce qui n'était pas la vie, pour ne pas m'apercevoir, à l'heure de ma mort, que je n'avais pas vécu. » (H.D.Thoreau)

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La boucle est bouclée !

La revue nationale Signes Musiques, des éditions Bayard Presse, a publié un chant de votre serviteur dans son numéro de septembre...
Ce chant a une histoire qui commence il y a 17 ans !

Comment tout a commencé !

PartitionsIl y a 10 ans, j'étais présenté au rédacteur en chef de la revue par un ami (car dans le monde musical, même religieux, il vaut mieux avoir une carte de visite.. 8-) ).
L'échange est sympathique, que ce soit sur un plan humain ou musical. Je présente donc quelques compositions de l'époque, réalisés sur commande des Augustins de l'Assomption.
Le verdict tombe : "Tu es un excellent mélodiste, Grégory. Par contre, tes connaissances en harmonie sont visiblement trop faibles. Fais des études d'écriture, et revient me voir après ! "

Bon, je ressors de cet entretien avec un arrière goût sweet and sour en bouche, satisfait d'avoir eu un regard bienveillant et positif sur mon travail, mais un peu piqué au vif, tout de même, qu'aucun chant ne soit retenu à l'édition, et que celle-ci soit soumise à une "obligation d'études".

Mais je suis surtout triste à ce moment-là. je suis autodidacte. Tout ce que je sais en musique à l'époque, je l'ai appris sur le tas ! Jamais d'école de musique, ni de conservatoire. Je me débrouille bien dans certains domaines, mais j'ai de grosses lacunes en solfège... Intégrer une classe d'écriture me semble donc un peu inaccessible... Sentiment d'un rêve qui s'envole...

Tailler son crayon et affuter ses oreilles !

Qui ne tente rien n'a rien ! Je contacte une amie pianiste, professionnelle, qui me donne le nom du professeur d'écriture du conservatoire de Lille de l'époque.
Premier contact, premier refus. Cependant il me donne un autre nom. Deuxième contact, deuxième refus. Mais un troisième nom en poche.

Je contact donc Franck Zigante, professeur au conservatoire de Roubaix.
Accueil chaleureux, je lui expose ma situation : "Envoyez-moi quelques partitions que vous avez écrites et je verrai ce que je peux faire pour vous.".
Je m'exécute, un peu excité par la perspective de peut-être intégrer une classe d'écriture...

6 mois se passent. Pas de nouvelles. je me dis que mon travail doit être bien peu intéressant pour qu'il ne me recontacte même pas !
Puis un soir, alors que je ne pensais même plus à ce projet, un coup de fil. Franck Zigante : "Pourriez-vous venir au conservatoire mercredi soir ? "

Je suis très intimidé : c'est la première fois que je mets les pieds dans un conservatoire. J'espère qu'il ne va pas me "tester" : je perds tous mes moyens dans ce genre de situations...
"Il y a des choses intéressantes dans votre travail. Beaucoup de maladresses, mais des choses intéressantes. J'aimerais vous prendre dans ma classe."
Wow ! Et en plus, il me propose de commencer directement en deuxième année.

Bon, ça n'a pas été une réussite. Je débarque en plein milieu de l'année scolaire, au mois de mars, le rythme du cours est trop rapide.
Au bout de deux séances, je "redescends" en première année, un peu stressé de ne pas être "capable" et de ne pas réussir à saisir cette opportunité.
Je bosse dur. Je passe l'examen de première année. Je l'obtiens haut la main ! Je passe en deuxième année...

6 ans après, je décrochais la médaille d'or à l'unanimité en harmonie et contrepoint.
J'ai enchaîné avec trois ans d'orchestration, avec Anne Secq, et cette année, je commence la réduction d'orchestre...
Cela me semble tellement naturel de faire ça aujourd'hui... Alors que cela me semblait être un rêve inaccessible à une époque.
Heureusement, certaines lacunes en solfège que je traine encore me rappellent ce chemin, et ça me fait du bien de me souvenir d'où je viens...

Pourquoi 17 ans ?

Je vous disais que l'histoire de ce chant commençait il y a 17 ans. Or je vous ai seulement parlé des 10 dernières années.

Diplôme en poche, je représente quelques chants au comité éditorial de la même revue, il y a deux ans.
Au passage, je glisse dans l'enveloppe une photocopie de mon attestation de médaille d'or, juste pour signaler que j'ai "rempli ma part du contrat".

Un chant est sélectionné. Je reçois cette bonne nouvelle par courrier du rédacteur en chef de la revue.
Il y joint un petit mot : "Je suis heureux que tu aies fait ces études. On peut sentir dans ton travail, et en particulier dans ce chant, tous les fruits que cela porte."

Ce que je me suis abstenu de dire, c'est que cet offertoire, ce canon, c'est le tout premier chant que j'ai écrit.
J'avais 17 ans. Et hormis le contrechant de flûte qui m'a été demandé pour l'enregistrement, je ne l'ai jamais retouché. ;-)

Vous pouvez trouver la partition ici, sur Florilège et écouter l'enregistrement sur cette page.
Premier chant écrit, premier chant publié : la boucle est bouclée !

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Eiffel Eiffel ·  21 septembre 2009, 21:18

Fin Renard ! :great:

Bravo à toi... ce doit être une grande satisfaction ! :-D

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