Le Ch'ti Bonheur

« Je voulais vivre intensément et sucer toute la moelle de la vie ! Mettre en déroute tout ce qui n'était pas la vie, pour ne pas m'apercevoir, à l'heure de ma mort, que je n'avais pas vécu. » (H.D.Thoreau)

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Jazzy Paris !

Concert tant attendu de Jamie Cullum, hier soir, 27 octobre, au théâtre du Châtelet à Paris...

Jamie CullumIl y a des rencontres qui changent une vie, des rencontres qui font qu'il y a un avant et un après. Mystérieusement, la vie ne peut plus être la même...

Les ami(e)s, la femme ou l'homme qu'on aime font partie, de fait, de ces rencontres.
Et puis il y a ceux qui ne sont ni ami(e)s, ni proches, ni intimes. On les connait bien, mais eux savent rarement qui nous sommes. Dans cette catégorie, il y a les "grands", les "prophètes", les figures politiques ou spirituelles de notre temps. Et puis il y a les artistes...

Mon amitié musicale avec Jamie a commencé un peu par hasard, en laissant la télé sur la Star Académie pendant que je préparais mon repas. Ce petit bonhomme m'a tellement ébloui sur le moment que je suis allé acheter ses trois CDs le lendemain. Quelques semaines plus tard, j'achetais ma place pour mon premier concert, concert à l'issue duquel j'ai eu la chance de pouvoir discuter avec lui dix minutes à la sortie des artistes.

Que dire du concert d'hier soir, si ce n'est que c'était encore une fois grandiose et magique !
Je suis désolé, je n'y peux rien, mais à chaque fois que je me retrouve à quelques mètres de lui, qu'il se met derrière son piano et commence à jouer, je suis comme un gosse qui voit son premier sapin de noël. J'en prends plein les yeux, plein les oreilles... et bon sang que c'est bon !

Quelques surprises s'étaient glissées dans le spectacle : la présence de son frère, Ben. Et surtout, la présence de la chanteuse Camille avec qui il a chanté, entre autres, une petite chanson marrante "I don't want to grow up", une reprise de Tom Waits. Un peu plus de deux heures de Jazz, deux heures que nous n'avons pas vu passer, hors du temps. A la fin, après le bis, la salle enthousiasmée a applaudi et chanté, debout, pendant plus de dix minutes sans interruption !

Encore une fois, il nous a tous saisi. Il nous a fait passer du rire aux larmes, de l'intimisme d'une mélodie accompagnée au piano, musique nous conduisant à l'intérieur de nous-mêmes, à l'exultation des rythmes les plus joyeux et vivifiants. Nous étions alors debout entrain de danser de taper dans nos mains, enthousiastes...

Fidèle à lui-même, toujours plein d'humour, proche et reconnaissant envers son public, entrain de bondir d'un bout à l'autre de la scène, debout sur son piano, ou bien au milieu du public dans la salle, avec une guitare, sans micro, à portée de main et de cœur, sachant occuper tout l'espace seul avec son piano, ou s'effaçant complètement derrière ses musiciens pour les mettre en valeur, voilà qui est Jamie sur scène : 1m60 de générosité, de joie de vivre et d'émotion, qu'il partage sans fausse pudeur mais avec fougue et délicatesse à la fois...

J'embarquais avec moi trois amis hier soir : mon filleul qui avait déjà vu Jamie sur scène, un ami saxophoniste connaissant un peu Jamie (depuis le temps que je lui rabat les oreilles avec...) et avec qui je joue régulièrement, un troisième ami, un peu réfractaire au jazz, que j'ai réussi à faire venir "à l'usure"... Chacun aura vécu sa propre expérience, et je me garderai de parler à leur place, mais on voyait à cette étincelle dans leur yeux après le concert que quelque chose s'était passé...

Nous ne serons jamais plus tout à fait les mêmes ! J'écrivais ceci il y a un an, après le concert de Londres. J'en suis encore convaincu. Certains d'entre vous trouveront peut-être mes propos bizarres, excessifs, trop affectifs...
Peu importe ! Ce que je sais aujourd'hui, c'est que la musique de ce petit bonhomme me donne envie de donner le meilleur de moi-même, d'être aussi généreux que lui, fougueux et délicat dans ma musique et dans ma vie, que dans les jours de déprime, quelques notes de sa musique suffisent à me redonner courage et à continuer la route. Comprenne qui pourra !

Il y a des rencontres qui changent une vie, des rencontres qui font qu'il y a un avant et un après. Mystérieusement, la vie ne peut plus être la même...


Jamie Cullum - Singing in the rain

Saisir un commentaire (1)

Mylène Mylène ·  31 octobre 2008, 20:28

Rha, tu crois pas si bien dire... Malheureusement, cette fois je n'y étais pas... Mais l'avant Jamie et l'après Jamie... Qu'est ce que c'est vrai !! Et si en plus les amis, les personnes qu'on aime, on en a connu une bonne partie grâce à ce p'tit bonhomme, que dire de plus... Jamie, c'est de ta faute !! :p
Merci pour les photos, j'avais vraiment l'impression d'être un peu avec vous lundi !

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