Le Ch'ti Bonheur

« Je voulais vivre intensément et sucer toute la moelle de la vie ! Mettre en déroute tout ce qui n'était pas la vie, pour ne pas m'apercevoir, à l'heure de ma mort, que je n'avais pas vécu. » (H.D.Thoreau)

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Il ne faut pas se plaindre d'être damnés

Alors que la crise financière nous a frappés de plein fouet et que la crise économique et la récession commencent à nous ébranler, asseyons-nous et prenons un peu de recul et de hauteur...

BabelNous avons construit sur du vent et nous aimerions que nos édifices financiers soient solides comme le roc !

Moi qui suis hermétique au crédit et à cette course constante à la possession et à la création de nouveaux besoins, j'ai un peu de mal à ne pas penser, triomphant et légèrement hautain : "je vous l'avais bien dit !"...

Sauf que, comme les autres, je n'ai rien dit, et j'ai moi aussi profité du système !

Comme les autres, j'ai vécu sur cette vague d'opulence éhontée, me souciant finalement peu des impacts éthiques, écologiques et solidaires !

Comme beaucoup, j'ai été un humanitaire du dimanche, un généreux par loisir, un donneur de leçon pour me donner bonne conscience !

Nous nous inquiétons tous pour notre avenir, notre confort, nos emplois et nos salaires, ce qui est humain, naturel, normal. Parallèlement, autour de moi, des boursicoteurs se plaignent qu'ils ont perdu beaucoup, voir tout perdu, ce que j'ai plus de mal à comprendre (en tout cas, je ne les plains pas).

Nous avons tous pris des risques, nous nous sommes tous compromis avec ce système indécent et insensé !
Ne nous plaignons pas d'être damnés alors que nous avons vendu notre âme au diable !
Si enfer il y a, nous nous sommes jetés dedans nous-mêmes...

Non, je ne suis ni sévère, ni fataliste : juste réaliste, et bourré d'espérance. Peut être sommes-nous entrain de vivre l'électrochoc qui nous aidera à sortir de ce système déshumanisé...

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Steph Steph ·  21 octobre 2008, 14:03

Il y a actuellement en moi 2 persones: celui qui guette les signes d'un effondrement d'un système que je réprouve par conviction et ne nous le cachons pas, aussi un peu par tradition familiale...
Il y a aussi celui qui se réveille, la gueule de bois, assis bien haut sur cette branche vermoulue de nos société basées sur la consommation de masse et qui se rend compte qu'il est non seulement agent économique du système mais aussi dépendant dudit système...
L'innovation financière - c'est ainsi qu'on la nomme - de ces quelques 20 dernières années n'a eu qu'un but: inventer des outils pour alimenter la cupidité de quelques uns en pré -mâchant un décor de carton pâte pour les autres, pour les masses, afin qu'elle continuent à consommer, à emprunter et à alimenter la finance mondiale.
D'un système qui n'est pas fondamentalement abject (à moins d'idéologies partisanes) : financer les entreprises par la contribution au capital et répartir ces participations sur un marché, on a construit la tour le Babel de l'illusoire. L'instrument qui se voulait un instrument d'échanges de services, est devenu celui de la spéculation, celui des bulles, de ces actifs qui augmentent sans aucune contrepartie physique : pas de travail produit, pas de matière extraite, pas de bien fabriqué... Du vent, de la finance...
Ce système a enfanté les croissances boursières par vagues de licenciements dans des entreprises en bonne santé, les "paradis fiscaux" ou encore les bulles immobilières du monde entier qui font croire au quidam de la rue que son lit est posé sur un tas d'or en puissance... Vanité des vanités, tout est vanité... Cette phrase résonne et raisonne en moi en permanence ces derniers temps.
Alors la tentation est grande de voir avec espoir l'écroulement, pensant que de ces cendres renaîtra un système meilleur pour l'Homme et son environnement... D'appeler même de ses voeux cet écroulement ? Si j'osais ?
Mais ce réveil brutal nous jette tous sur le pavé. Nous partageons maintenant, de fait, notre avenir avec ces entreprises qui elles même partagent le leur avec les banquiers et donc les spéculateurs. Comment épurer le système sans que ces crises nous touchent également ou encore, et c'est plus grave, qu'elles touchent encore une fois les plus pauvres en premier.
Parlons en des plus pauvres ! Ceux des pays riches sur lesquels on a fair reposer la bulle de crédit qui cumulent plusieurs emplois et de nombreuses cartes de crédit pour consommer toujours et encore... Ceux des pays pauvres à qui les pays riches peinent tant à accorder quelques milliards pourtant bien rapidement alloués au "système bancaire" et aussi vite partis en fumée...
Si nous sommes peut être à l'aube d'une ère nouvelle dont nous ignorons tout, la transition ne pourra se faire que dans la douleur... Accouchements et agonies ont en commun la même épreuve de douleur. L'une apporte la vie alors que l'autre plonge la chair dans l'ombre. Quel chemin choisiront nos sociétés ? Quel chemin choisirons-nous ?

JulienA JulienA ·  23 octobre 2008, 16:58

C'est le gros problème de l'humanité. On ne sait pas avancer autrement que par crises successives. Il nous faut toujours un electrochoc pour comprendre que tel ou tel chemin est néfaste. Malheureusement, un jour ou l'autre, la crise ne pourra pas être maitrisée à temps...

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