Le Ch'ti Bonheur

« Je voulais vivre intensément et sucer toute la moelle de la vie ! Mettre en déroute tout ce qui n'était pas la vie, pour ne pas m'apercevoir, à l'heure de ma mort, que je n'avais pas vécu. » (H.D.Thoreau)

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Hakuna Matata... Enfin presque - Partie 2

Il se dresse majestueux, couvert de neiges éternelles : le Kilimanjaro...

En route vers Moshi

Dès le 16 au matin nous prenons la route en bus vers Moshi, en Tanzanie. Escale d'une heure environ pour les formalités douanières à Namanga, ville frontalière. Les Kenyans et les Tanzaniens ADORENT la paperasse : formulaires, guest books (partout où vous passez, on vous fait signer pour garder une trace de votre passage...), une note de restaurant par plat avant paiement, un justificatif de paiement... Bref, toute démarche engagée est forcément longue ! Un peu de patience !

Nous arrivons à Moshi vers 13h et retrouvons François et Florence, deux autres volontaires FIDESCO qui travaillent au lycée Don Bosco. Nous prenons le temps de nous installer avant d'aller faire une petite marche vespérale. Et là, petit cadeau de bienvenue.
Que dis-je ? Énorme cadeau de bienvenue !
Il se fait très discret, souvent dissimulé par les nuages, mais pour nous, il se dévoile, le plus haut sommet de l'Afrique, le Kilimanjaro.

Mont Kenya

Keepi lefti !

En Tanzanie, on parle aussi anglais, moins qu'au Kenya, mais anglais quand même ! Ou bien, devrais-je dire, un anglais un peu particulier. Non, non, il ne s'agit pas de l'accent. Les Tanzaniens rajoutent des "i" à la fin de tous les mots.
Une fois que vous avez compris, ça devient très facile. Petit cours d'anglais Tanzanien :

  • Tenez la gauche = "Keepi lefti" (Keep left)
  • Un poisson-frites = "Fishi Chipsi" (Fish and chips)
  • Bonne nuit = "Goodi nighti" (Good night)
  • ...

Maintenant que nous sommes capables de nous faire comprendre, allons visiter un peu !

Marangu et Mashame

Marangu et Mashame sont deux des points de départ de l'ascension du "Kili", le premier à l'ouest de Moshi, le second à l'est.
Autour de ces deux villes, de nombreuses randonnées sont possibles, avec un guide local.
Marangu, avec ses paysages vallonnés, ses cascades.

Cascade
Rencontres avec des caméléons (qui ont l'air d'apprécier ma compagnie).

Caméléon
Et des fourmis noires, plutôt méchantes (François a eu le malheur de marcher dedans, il s'en souvient encore) !

Fourmis
Mashame, avec ses grottes !

Sébastien
Et le "Pont de Dieu", que nous n'avons pas traversé même si les locaux le font.

Le pont de Dieu
C'est aussi l'occasion de faire goûter aux enfants de la pomme (ils n'en ont jamais mangé).

Découverte de la pomme
Ou de goûter le "local brew", à base de bananes écrasées, de mil grillé, le tout fermenté plusieurs jours !

Glou glou

Safari ou pas safari - Quelques emplettes...

Le mot Safari signifie "voyage" en swahili. Ici, donc, on se dit : "have a safe safari". On dit bien "safe" et pas "good", car, vous le comprendrez plus tard, ici, on n'est jamais sûr d'arriver à bon port et d'arriver entier !
Bref, nous souhaitions faire une réserve, un safari, au sens français du terme. Nous sommes tombés sous le charme de la description, fort "tourist-attractive", de la réserve de Nogorongoro, réserve plus que naturelle puisqu'elle se situe... dans un cratère.
Les animaux, naturellement confinés dans cet espace clos (dont ils peuvent sortir mais pas des voies assez longues à arpenter), sont très facile à voir ! Paysages splendides, assurance de voir beaucoup de faune en très peu de temps, nous voici partis, fleur au fusil, négocier les prix ! Immense déception : 450$ par personne pour deux jours de trip, ça fait un peu chérot quand même. Nous abandonnons donc le plan A (ce qui veut dire que nous avions un plan B... à lire dans le prochain billet ;-) ).

Moshi est une ville touristique, mais aussi une ville de textiles. On y trouve de très beaux tissus, beaucoup plus raffinés qu'au Kenya. Nous faisons donc une razzia chez un marchant de tissus, achetons une tunique pour moi et un splendide tableau, Marjorie se fait confectionner une robe. C'est l'occasion pour moi de voir Marjo et Seb négocier farouchement les prix, pratique que je connais mais avec laquelle je ne suis pas très à l'aise.
Il faut savoir que dans l'esprit des gens, vous êtes blancs, donc riches. Le prix qu'on vous annonce est au moins le double de celui que le vendeur donnerai à un compatriote. Mais cela ne suffit pas ! Même entre, eux, ils négocient. Une marchandise qu'on ne négocie pas, ça veut dire qu'on n'est pas intéressé ou bien qu'on considère qu'elle est de mauvaise qualité, ce qui peut être un affront pour le vendeur dans les deux cas !

Retour au Kenya

Après 5 jours en Tanzanie, nous voici repartis vers Namanga, notre prochaine étape... à lire dans le prochain billet !

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