Le Ch'ti Bonheur

« Je voulais vivre intensément et sucer toute la moelle de la vie ! Mettre en déroute tout ce qui n'était pas la vie, pour ne pas m'apercevoir, à l'heure de ma mort, que je n'avais pas vécu. » (H.D.Thoreau)

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Nouillorc, Nouillorc

17 janvier 2008, Hôtel Hilton, Times Square, New York...

Le premier sentiment qui m'habite à chaque fois que je viens ici, c'est d'être tout petit, au milieu de cette grosse pomme. Mélange d'émerveillement et parfois de stress au milieu de cette foule, de ces lumières, de ces sons... Tout est gigantesque ici : les buildings, les portions de bouffe au resto, les distances à parcourir, les files d'attente, les parts de gâteaux (miam...)...

Et puis, la phase un peu gamin ("je suis à New York", wow...) étant passée, je regarde les quelques jours qui se sont écoulés depuis que je suis arrivé... Un sentiment et une réflexion s'emparent de moi :

NouillorcTout d'abord un sentiment d'indigestion : cela fait deux jours que je n'ai pas eu faim... Physiquement, je veux dire, avoir de l'appétit, une dalle creuse, envie d'engloutir une plaque de chocolat ou un filet mignon... Trop de bruits, trop de lumières, trop d'odeur, trop de bouffe, trop de fric, trop de sexe dissimulé sous un couvert de puritanisme à l'américaine... Trop, c'est le maître mot ici... et le trop tue le désir, c'est bien connu... Me voilà donc parti en quête d'une salade verte avec une de mes collègues... Peine perdue, je me contenterai d'un restaurant indien bien relevé qui me se rappellera plusieurs jours à mon souvenir (trop... d'épices...)

Puis une réflexion : voilà plusieurs jours qu'on me donne l'impression que "je suis quelqu'un". A l'aéroport, à l'hôtel, les gens se précipitent à mon service (costard cravate et réputation Hilton obligent...). Au boulot et même autour de la pinte de bière de fin de journée (numéros de claquettes corporate-brosse-manches et surtout obligatoires pour montrer qu'on est bien de la même tribu...)... Et au milieu de ce "trop" beaucoup trop impersonnel et de ces relations "calibrées", je commence à me sentir insignifiant...

Quelle est la limite entre se sentir petit et se sentir insignifiant ? Je pense que New-York m'a appris cela : à chaque fois que je me suis senti petit devant quelque chose ou quelqu'un, j'en suis ressortit grandit, enrichi de la richesse de ce ou celui devant qui je me tenais... Ici, je ne suis qu'un élément de plus, impersonnel et interchangeable dans "le trop"... Un vers de plus dans la grosse pomme...

Voilà donc un point de repère de plus pour continuer la route... Devant quoi et devant qui je me sens petit ? Quels sont les lieux et qui sont ceux et celles qui "inspirent ma vie", qui lui donnent du souffle ?... Quelques lieux, et quelques visages me traversent la tête et me réchauffent le cœur...

Il est temps de reprendre la route... Je n'ai plus peur de la pomme...


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